« Est-ce que ça va faire mal ? » C’est sans doute la question que j’entends le plus souvent au cabinet, surtout avant un premier tatouage. Et après la séance, la plupart de mes clients me disent la même chose : c’était moins pire que ce qu’ils imaginaient.
Depuis 2011, j’ai accompagné beaucoup de premières fois. La douleur dépend de chacun, mais aussi beaucoup de l’endroit où vous vous faites tatouer. Petit tour du corps, des zones les plus douces aux plus sensibles.
La douleur, c’est personnel
Chaque personne ressent la douleur différemment. La fatigue, le stress, la faim ou même le moment de la journée peuvent aussi jouer.
Ce qui suit est donc une tendance générale, pas une règle absolue. Et pour mettre toutes les chances de votre côté, jetez un œil à la chronique « Comment bien préparer sa séance de tatouage ? ».
Les zones les moins douloureuses
En général, les zones les plus confortables sont celles où la peau est épaisse, avec un peu de muscle ou de graisse en dessous, et peu de terminaisons nerveuses :
- l’extérieur de l’avant-bras,
- l’extérieur du bras et l’épaule,
- le mollet,
- l’extérieur de la cuisse,
- le haut du dos.
Ce sont souvent de bons choix pour un premier tatouage.
Les zones intermédiaires
Certaines zones sont un peu plus sensibles, sans être les plus difficiles :
- l’intérieur du bras,
- l’omoplate,
- le bas du dos,
- le haut de la poitrine.
Les zones les plus sensibles
Enfin, les zones réputées les plus douloureuses sont celles où la peau est fine, proche de l’os, ou très innervée :
- les côtes,
- la colonne vertébrale,
- les pieds et les chevilles,
- les mains et les doigts,
- le creux du coude et l’arrière du genou,
- le cou.
Cela ne veut pas dire qu’il faut les éviter. Beaucoup de très belles pièces se font sur les côtes ou le long de la colonne. Il faut simplement le savoir à l’avance.
La durée compte autant que la zone
Une petite pièce sur une zone sensible se vit souvent mieux qu’une longue séance sur une zone douce. Au fil des heures, la peau devient plus réactive et la fatigue s’installe.
Pour une grande pièce, on peut tout à fait répartir le travail sur plusieurs séances.
Ce qui aide pendant la séance
- Les pauses. Vous pouvez en demander autant que nécessaire. Ce n’est pas une course : on souffle, on boit un verre d’eau, et on reprend quand vous êtes prêt.
- La respiration. Respirer lentement aide vraiment, bien plus qu’on ne le croit.
- Arriver en forme. Bien dormir et avoir mangé avant la séance change beaucoup de choses.
Et les crèmes anesthésiantes ?
Je les déconseille. D’expérience, elles modifient la texture de la peau et rendent le travail moins précis, et leur effet s’estompe de toute façon au cours de la séance.
Si vous doutez de votre résistance à la douleur, parlons-en avant : on peut choisir un emplacement plus doux ou découper le projet en plusieurs fois.
Et le handpoke, ça change quelque chose ?
Le handpoke, le tatouage à la main sans machine, est souvent décrit comme plus doux : pas de vibration, un rythme plus lent. Mais là encore, tout le monde ne le ressent pas de la même façon.
Choisir l’emplacement, ce n’est pas qu’une question de douleur
La douleur compte, mais l’emplacement se choisit aussi selon votre morphologie, la taille du motif et la façon dont le tatouage va vieillir. Les zones qui frottent beaucoup, comme les mains ou les pieds, ont par exemple tendance à faire passer l’encre plus vite.
Lors de notre échange, nous cherchons ensemble l’emplacement qui mettra le mieux votre pièce en valeur.
En résumé
- La douleur dépend de chacun, de votre forme du jour et de la zone choisie.
- L’extérieur de l’avant-bras, le bras, l’épaule, le mollet et la cuisse sont les zones les plus douces.
- Les côtes, la colonne, les pieds, les mains et le cou sont les plus sensibles.
- Les pauses sont possibles autant que nécessaire, et une longue séance peut se découper.
- L’emplacement se choisit aussi selon le dessin, votre morphologie et la tenue dans le temps.
Vous hésitez sur l’emplacement de votre futur tatouage ? Écrivez-moi en message privé sur Instagram ou sur Messenger, nous en parlerons ensemble.
